27 000 euros au compteur pour un 4×4 âgé de vingt-cinq ans : le chiffre surprend, mais il résume bien la trajectoire singulière du Toyota 100 HDJ sur le marché de l’occasion. Entre 1998 et 2007, certains modèles rivalisent désormais avec des SUV neufs en termes de prix, alors même qu’ils affichent une consommation déraisonnable et peinent à répondre aux dernières normes antipollution. Pourtant, la demande ne faiblit pas. Amateurs avertis et professionnels s’arrachent encore ces véhicules, attirés par leur réputation de fiabilité et des caractéristiques techniques qui pèsent lourd dans la balance. La cote évolue, portée autant par la robustesse mécanique que par la légende qui entoure ces véhicules tout-terrain.
Face aux hausses de coûts d’entretien et d’assurance, de nombreux propriétaires se tournent vers l’importation ou la restauration. Les pièces d’origine se raréfient, ce qui pèse sur la valeur résiduelle. Mais la polyvalence du modèle, capable de tout encaisser du loisir familial à l’expédition lointaine, maintient la cote et entretient la passion.
Pourquoi le Toyota 100 HDJ séduit encore les passionnés de 4×4 en 2026
Le Toyota 100 HDJ garde une cote d’amour intacte chez les passionnés de tout-terrain en 2026. Héritier du fameux Land Cruiser, il a su tisser une réputation à part, loin des engouements passagers. Il conjugue trois qualités rarement réunies : solidité, polyvalence et un confort qui n’a rien perdu de sa superbe. Ce modèle, lancé en 1998, ouvre une nouvelle ère par rapport à l’ancien HDJ80 : volume accru, agrément de conduite au rendez-vous et conception revue et corrigée pour briller sur la route comme sur les pistes caillouteuses.
Sous le capot, son diesel 4,2L combiné à une transmission intégrale permanente en impose. Taillé pour avaler les kilomètres, il profite d’une boîte automatique (arrivée en 2005) très agréable. Direction précise, comportement rassurant, il ne se dérobe ni sur le bitume ni loin de l’asphalte. Les familles tiennent à l’espace intérieur ; les voyageurs aguerris font confiance à sa fiabilité pour aller loin, parfois très loin, du Maghreb jusqu’aux portes du Sahel.
Évidemment, certains puristes regrettent une électronique plus touffue ou un coût d’entretien qui grimpe. La corrosion non surveillée finit toujours par rattraper les exemplaires trop exposés, ce qui impose une vigilance constante. Reste que la légende Toyota rassure et la densité de points de service sur le territoire reste un filet de sécurité. Pouvoir compter sur une revente stable complète le tableau, même face à la valse constante des nouveaux SUV, souvent plus technos, rarement aussi robustes.
La majorité des acheteurs d’un HDJ100 misent avant tout sur ces atouts marquants :
- Confort de haut niveau pour parcourir de longues distances sans fatigue
- Capacités franches hors bitume, héritage d’une lignée sans compromis
- Polyvalence éprouvée : prêt pour le quotidien ou pour des expéditions hors-norme
L’alliance de l’ancien et du moderne explique l’attrait inaltéré du HDJ100 sur le marché des 4×4 d’occasion, un équilibre singulier devenu rare.
Conseils pratiques pour bien choisir, aménager et acheter un Toyota 100 HDJ d’occasion
Inspection avant achat : points de vigilance
Avant de se jeter sur une occasion, mieux vaut garder à l’œil plusieurs aspects cruciaux du Toyota 100 HDJ. D’abord le châssis : la corrosion est un classique chez les modèles qui ont connu de longues années et des climats humides ou salins. Côté mécanique, on s’assure que l’huile est propre, le liquide de refroidissement translucide, sans fuite autour du moteur et de la boîte. Inspecter les pneus tout-terrain et les suspensions donne une bonne idée de l’entretien : usure irrégulière, bruits suspects, tout doit être passé au crible.
Aménagements et préparation : le sur-mesure accessible
Ce véhicule s’adapte sans difficulté aux envies d’aventure et de confort. Pour ceux qui visent la piste, les protections de soubassement, de bons pneus tout-terrain et des équipements dédiés s’imposent. À bord, les choix abondent : caisses étanches, sièges en cuir, rangements optimisés, éclairage LED, barres de toit… Selon la configuration, le budget à prévoir varie de 3 000 à 15 000 €. L’ajout d’une tente de toit ou de panneaux solaires fait le bonheur aussi bien des familles que des baroudeurs solitaires.
Réseau, garanties et financement : la force Toyota
Un avantage pour les propriétaires : le maillage de services spécialisés reste conséquent, avec plus de 300 garages partout en France. Cela facilite les démarches, de l’entretien aux réparations. Certaines garanties proposées par les garages spécialisés atteignent parfois 10 ans. Pour ceux qui préfèrent assurer leurs arrières, plusieurs solutions de financement existent, que l’on cherche un HDJ100 déjà prêt à prendre la route ou un modèle à équiper selon ses priorités.
Voici quelques conseils concrets pour éviter les mauvaises surprises lors de l’achat :
- Consultez l’historique d’entretien afin de détecter tout point noir potentiel
- Misez plutôt sur un véhicule peu modifié, plus fiable et pérenne
- N’hésitez pas à solliciter un spécialiste Toyota lors de la transaction
Miser sur un Toyota 100 HDJ en 2026, c’est choisir le camp de l’authentique : celui d’un tout-terrain qui résiste à la standardisation et qui continue, année après année, à donner envie de rouler encore plus loin.


